Mais avons-nous idée de tout c'qui s'cache en nous, nan, C'est rires contre larmes, L'égo contre l'âme, Et à plus haute échelle, j'dirais l'illumination contre l'homme, Epoque cruelle dénuée de sens, Dur de voir clair derrière les mascarades et les buées de sang, J'me sens comme perdue au coeur d'une immense machine, Qui n'en a jamais eu et qui nous dénature, Mauvais pressentiment quand je pense au futur, Les yeux ouverts, l'horreur tente de me les crever, Mais le plus dur reste à venir le jour où ça sera trop tard, Où la surveillance sera absolue et nos prénoms seront des codes barres, Tout va de plus en plus vite car pour eux le temps c'est de l'argent, Alors on oublie de vivre, c'est navrant, En nous se crée un vide, que rien ne comblera, Car l'ombre s'est emparé de notre monde, Mais on ne croit que c'qu'on voit ou c'qu'on veut bien nous laisser voir, Donc ouais on est aveugle, Ça m'fait mal au coeur, mais regarde, même nos âmes buggent, Au fond d'nous, ces tourments, Car dehors c'est tournant, Soumis à notre sort, on oublie qu'la vie est mouvement, Que la force issue d'un idéal ou d'une volonté, Transcende tous les schémas établis, Qu'les barrières sont dans nos crânes, Qu'on est seuls à pouvoir les virer, s'libérer, En laissant notre coeur s'émouvoir, Trop portés sur l'extérieur, Et à force de vouloir être comme tout le monde, Peu sont quelqu'un en fin d'compte, On d'vient c'qu'on nous montre, Au lieu d'être c'qu'on est, Pourtant c'mode de vie fait mal mais on s'laisse cogner, On subit un monde qui nous dépasse, Et qui nous replie sur nous-mêmes en nous laissant des traces, Alors j'ferme les yeux pour ressentir la lueur, Pouvoir faire le vide en moi afin d'être réceptive au bonheur
Car changer le monde commence par se changer soi-même
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Keny Arkana, Entre les lignes: Cloué au sol